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Des Furets et Des Hommes          
(c) - 2003 - 2017          





La reproduction

De l'accouplement au sevrage

 

AVERTISSEMENT DE DFDH :
Ce document ne devrait servir qu'aux éleveurs de furets (ceux disposant d'un certificat de capacité les autorisant à faire de l'élevage).

En effet la reproduction anarchique à laquelle les particuliers soumettent leurs animaux sont loin de servir la cause des furets !

Aujourd'hui, beaucoup trop de furets abandonnés attendent un nouveau foyer et chaque nouveau furet qui naît est une chance de moins pour l'un d'eux d'être adopté, puisque les gens se tournent majoritairement vers l'adoption d'un animal bébé.

Vu le nombre croissant de portées de particuliers, on peut imaginer à quel point la situation devient désespérée pour de très nombreux animaux déjà en attente d'une famille depuis pas mal de temps.

Faire reproduire son furet n'est donc pas un acte anodin ! Voir évoluer des furetons est certes très attendrissant, mais il faut bien prendre conscience que l'on n'aide pas les refuges animaliers en faisant cela, ni les associations comme la nôtre qui essaient de replacer des furets dont les propriétaires ne veulent plus.


GENERALITES 

Suivant sa date de naissance la furette est capable de se reproduire dès l'âge de 5 ou 6 mois. Le furet ne pratique pas l'implantation différée comme la belette, c'est uniquement durant la période des chaleurs que peut se produire la fécondation.

Les chaleurs sont très longues chez la femelle, souvent plusieurs mois. Il ne faut jamais laisser une furette non fécondée rester en chaleur plus d'un mois (risque d'hyperoestrogénisme). Le mâle aussi a des périodes d'activité sexuelle en dehors desquelles il est moins porté sur la chose Si l'accouplement a lieu malgré tout il est fréquent qu'il soit improductif ; les testicules remontent dans l'abdomen et la chaleur interne empêche la formation des spermatozoïdes. L'activité sexuelle chez le furet est conditionnée par la durée du jour et de la nuit. Dans les élevages industriels on profite de cette particularité pour modifier le rythme de reproduction en modulant l'éclairage. Cela est tout aussi inutile qu'inapplicable dans un élevage de type familial.

La saison s'étend donc en gros de mars à août. Chez la femelle l'ovulation est provoquée par l'accouplement. Elle est fécondable durant toute la durée des chaleurs.

Un accouplement interrompu a de grandes chances de provoquer une grossesse nerveuse. De même si le mâle est trop jeune, s'il se trouve en dehors de sa période d'activité, ou si on utilise un moyen artificiel pour interrompre les chaleurs.

Habituellement on préfère faire pratiquer la saillie assez tôt après le début des chaleurs, vers le 15e jour. Il vaut mieux ne pas trop attendre, de toute façon, car les premiers décès dus à l'épuisement de la moelle osseuse surviennent typiquement à partir du deuxième mois des chaleurs. Pour de meilleurs résultats on peut chaudement conseiller de pratiquer deux, voire trois saillies si le mâle est jeune, à une journée d'intervalle. On assure ainsi une meilleure chance d'obtenir la fécondation et cela évite le problème de la portée trop petite. Après les chaleurs les furettes perdent leurs poils et deviennent nerveuses, voire agressives. Chez la furette enceinte il n'en est rien. Le poil devient feutré, et la furette adopte un comportement particulier. Il est facile de se rendre compte qu'elle n'est pas malade car elle mange bien, plutôt plus que d'habitude, mais elle est calme, joue moins, dort plus... La vulve désenfle progressivement, plus ou moins vite suivant le délai entre le début des chaleurs et l'accouplement. Dès la deuxième semaine on peut sentir la présence d'embryons en palpant doucement le ventre. Il est en revanche impossible d'en prédire le nombre par simple palpation. 

La gestation dure 42 jours, mais il faut tenir compte du délai d'implantation. 

La durée totale varie donc de 42 à 44 jours.
La grossesse est une période délicate, surtout si la furette est très jeune. 

Il vaut mieux attendre qu'elle soit vraiment adulte avant de la faire reproduire pour la 1ère fois, soit pas avant l'âge de 10 mois. 


L'ACCOUPLEMENT 

Le mâle est généralement beaucoup plus gros et plus fort que la furette. Si tel n'est pas le cas, il risque de ne pas parvenir a ses fins. De plus la furette se défend pas mal. Il vaut donc mieux favoriser une certaine disproportion de taille entre les parents. Quand on a plusieurs furettes habituées a vivre ensemble elles apprennent en général très bien a se battre. Si le mâle est un furet vivant seul il risque de manquer de combativité ou de technique de combat et n'arriver à rien qu'à s'épuiser. S'il est beaucoup plus grand et plus fort; il s'en sortira mieux.

L'accouplement typique est rapide et brutal. Le furet se jette sur sa compagne sans discuter et l'attrape généralement par le cou. Avec un mâle expérimenté la furette ne peut guère se débattre et les choses vont relativement vite. Si elle est très forte ou très habile au combat elle arrive souvent a se dégager et à faire face. Les préliminaires peuvent durer assez longtemps. Si on peut, il vaut mieux apporter la furette chez le mâle plutôt que l'inverse. Si la chose est impossible on enferme les deux animaux dans une cage et on les laisse tranquilles, en venant voir de temps en temps, afin de vérifier qu'il n'y a pas de blessures ou de problèmes.

Quand le furet a réussi a agripper la femelle il tentera de l'entraîner dans un coin. l'opération dure assez longtemps, car si le combat préliminaire a duré un peu il aura besoin de reprendre ses forces. Il vaut mieux ne pas choisir un furet trop âgé, qui risque de fatiguer, et qui de toutes façons serait moins fécond, surtout si on espère tenter une deuxième saillie le lendemain. Jusqu'à cinq ans un furet peut reproduire sans problème, mais s'il n'a jamais sailli avant trois ans, il y a peu de chances qu'il y arrive réellement après cet âge. Certains ne sont jamais capables, quel que soit leur âge. On n'aura alors droit qu'à un simulacre interminable durant lequel il risque surtout de blesser la furette. 
L'accouplement lui-même est assez long. Il ne faut pas l'interrompre, ou avec de grandes précautions pour éviter de blesser les animaux. En principe les furets se séparent tous seuls. L'opération totale peut durer jusqu'à trois heures. 


LA GROSSESSE 

Il n'y a pas grand chose à dire sur la grossesse. La furette s'alourdit passablement, mais une très grosse furette ne signifie pas fatalement une portée nombreuse.

Souvent, sur la fin elle a du mal à escalader les parois de son bac à litière ou de son lit et il faut lui éviter toutes les occasions de tomber, car elle ne pourra pas sauter. 
La veille de l'accouchement les embryons descendent et la vulve laisse échapper un écoulement visqueux. La furette se met souvent en position comme pour uriner mais ne fait rien. Il est temps de l'isoler et de la placer dans son nid.

Pendant toute la durée de la gestation il faut veiller à ce que l'animal ne se déshydrate pas et lui laisser constamment de l'eau propre en abondance.

Un point très important est de surveiller la nourriture. La furette enceinte ne doit surtout pas être rationnée. Même si elle devient énorme il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Elle aura besoin de toutes ses réserves pendant l'allaitement. Elle ne doit surtout pas jeûner, même pendant une brève période. Si on a coutume de retirer la nourriture pendant la nuit il faut changer cette habitude et lui laisser en permanence à manger et à boire. 

Il est bon de vérifier la quantité de nourriture absorbée. La moindre baisse de quantité est anormale. Si la portée est très grosse la furette mange plus souvent et moins à la fois. Elle donne parfois l'impression d'être toujours en train de manger.

Dans le même ordre d'idées, il ne faut pas changer la nourriture pendant la gestation, même si c'est en pensant bien faire, par exemple pour remplacer la ration d'entretien habituelle par une alimentation plus riche. Si on veut enrichir la ration, il faut le faire très progressivement en mélangeant la nouvelle nourriture avec celle à laquelle elle est habituée, ou en lui donnant les suppléments à part, comme s'il s'agissait de friandises. 


L'ACCOUCHEMENT 

Quelques jours avant la date prévue il est souhaitable d'installer la furette dans un endroit tranquille, silencieux, propre et un peu obscur, sans pour autant la reléguer à la cave ou dans le fond d'une cour, ni derrière le réfrigérateur.

Ce doit être un endroit familier dans lequel on aura placé sa cage de transport, ou une boite à chaussures dans laquelle on aura découpé un trou pour qu'elle puisse entrer et sortir. On peut y placer quelques chiffons propres sans bouts de fil qui dépassent, dans lesquels les petits pourraient s'étrangler. Une ou deux serviettes de toilette font parfaitement l'affaire. Il faudra cependant faire attention que les petits ne se trouvent pas séparés de la mère par un pli de tissu dont ils ne pourraient pas sortir pour manger. Cela arrive. Je ne recommande pas l'emploi de copeaux de bois ou de paille, à cause de la poussière que ces éléments dégagent et du risque de voir des brindilles se coller sur les nouveaux nés.

Seule la furette devra avoir accès à ce petit endroit. Il faut en éloigner les autres animaux, et si elle y va régulièrement il faut éviter de la déranger sans cesse. Veillez néanmoins à la propreté du lieu car au lieu de le choisir comme nid elle pourrait y faire ses besoins.

Il faut insister sur le fait que le nid doit être placé dans un endroit calme, car la furette est sujette au stress, et les rares cas de cannibalisme se produisent toujours quand la furette est perturbée par trop d'allées et venues autour d'elle.

L'accouchement est aussi brutal que l'accouplement. Les contractions sont très visibles et le petit est littéralement expulsé avec le placenta. Si elle ne se sent pas en sûreté ou suffisamment au calme la mère tentera de l'emmener à l'abri en le prenant par la tête ou le cou avec les dents. Elle risque aussi de blesser le petit en train de sortir, et elle-même en voulant se sauver. Il importe donc qu'elle ne se trouve pas dans une atmosphère stressante.

Le plus souvent elle abandonne le nouveau né, ne coupe pas le cordon ni ne mange le placenta. Il vaut mieux s'assurer de la présence du placenta et de son intégrité car un morceau de placenta qui resterait dans le ventre pourrait provoquer une très grave infection.

Le petit est inerte en naissant et la mère ne semble pas s'y intéresser beaucoup. Il ne faut pas en conclure prématurément qu'il est mort. C'est seulement quand tous seront nés et qu'elle se sera remise un peu que la furette commencera à s'en occuper, les lécher abondamment, couper le cordon, manger ou enlever le placenta, etc.

Les petits commenceront à se tortiller et à piailler au bout d'une heure environ. Le mieux que l'on puisse faire est d'attendre gentiment que les choses se fassent sans intervenir. Avec nos gros doigts on ne pourra rien faire et notre simple présence risque de perturber et inquiéter la furette. Même si l'accouchement parait difficile la mère ne risque pas grand chose et pour le petit, on ne peut rien faire. Il ne faut même pas songer à aider, surtout pas en tirant sur le petit à naître ou en appuyant sur le ventre de la mère.

Si l'accouchement n'a pas lieu à la date voulue ou le lendemain (44 jours maximum) il faut impérativement consulter le vétérinaire en urgence et déclencher artificiellement le travail. Au besoin on pratique une césarienne, et avec un peu de chance on peut arriver à sauver le(s) petit(s). 

Ce genre de problème est généralement lié à une portée trop petite. (Si on laisse passer le délai, le(s) petit(s) meure(nt) mais continue(nt) de grossir, ce qui met en danger la furette elle-même). 
Si l'accouchement a lieu dans un endroit impossible il faut opérer avec prudence pour emporter la furette dans un endroit approprié. Ne la saisissez pas brutalement sous les bras, le petit pourrait tomber par terre, les contractions sont violentes. Il faut saisir la furette avec les deux mains, en la soutenant sous le bassin et sous le cou, ou en la plaçant allongée sur une serviette pour la transporter.

L'accouchement peut être long, plusieurs heures, car les naissances ne se succèdent pas immédiatement. Entre deux, la furette va boire un coup, manger un morceau, etc., sans s'occuper du nouveau né. Si les petits sont en sécurité ils attendront sagement que leur mère s'occupe d'eux. Si elle en a semé un peu partout elle les récupérera par la suite. Si elle en oubliait, ou s'il s'en trouvait dans un endroit exposé au froid ou aux courants d'air, on peut les lui ramener, en les ramassant avec la plus grande délicatesse et en évitant de les toucher avec les doigts. Utilisez un tissu bien propre et faites extrêmement attention. Il faut éviter de les tripoter si ce n'est pas absolument nécessaire.

Le nombre de petits est très variable, entre 1 et 18. Les trop petites portées posent des problèmes mais les trop grosses aussi. La moyenne est de 8 à 9 petits. La mère laisse souvent un morceau de cordon ombilical. Il tombera tout seul en deux ou trois jours. Ne pas tirer dessus, ni tenter de l'enlever ou de le couper. Parfois, c'est relativement rare, les cordons et les placentas des petits sont tout emmêlés. Dans ce cas il faut intervenir et couper les cordons. Ne le faites que si la furette ne s'en sort pas. Coupez aussi large que possible, n'ayez pas peur de laisser 2 ou 3 cm de cordon. 


LES PREMIERS JOURS 

Si on a plusieurs femelles allaitantes elles nourrissent indifféremment les petits, sans discrimination. On peut les laisser ensemble si les petits ont sensiblement le même âge, à deux jours près au maximum et si les mères ne se bagarrent pas trop. 

Il arrive qu'une femelle qui n'a pas du tout été enceinte et qui n'a manifesté aucun signe de grossesse nerveuse puisse allaiter dès lors qu'une autre a eu des petits. Elle les traite comme les siens, parfois mieux que leur mère elle même.

Les petits furets pèsent, à la naissance, environ 5-10 grammes. Ils sont nus, sourds et aveugles. Les yeux sont fermés et la tête est plutôt aplatie, mais les traits sont bien dessinés. 
On peut tout de suite reconnaître les albinos des putoisés car la paupière est transparente et permet de voir la couleur de l'oil. Chez l'albinos on ne voit rien à la place de l'oil. Le tour de la paupière est rose alors que chez le putoisé on distingue une petite auréole noire. La sélection des géniteurs n'entre pas dans le cadre de cet article. On peut simplement rappeler que la couleur blanche est due à un gène récessif. Il n'y a donc rien d'anormal à avoir des petits albinos avec un couple de putoisés. Cela signifie simplement que les deux parents putoisés portent le gène de l'albinisme. Deux albinos ne produiront, bien sur, que des albinos. La couleur de ceux-ci dépend de plusieurs facteurs. Le furet blanc a tendance à jaunir avec l'âge, les mâles sont généralement plus jaunes que les femelles, et le facteur héréditaire joue aussi. Ce jaunissement est dû aux sécrétions des glandes sébacées. Au moment des mues le furet redeviendra plus blanc mais cela ne durera pas longtemps.

S'il est facile d'emblée de reconnaître les albinos dans une portée il est très difficile de prédire la couleur définitive des putoisés. La couleur du duvet qui les couvre dès le premier jour ne signifie rien. Pour se faire une idée approximative il faudra attendre plusieurs semaines, que la pigmentation apparaisse sur le nez. La peau est uniformément rose, il n'y a pas de marques de pigmentation là où le poil sera noir.


Vers l'âge de quinze jours tous les putoisés sont uniformément gris, seul le bout du museau est blanc et une ombre de masque commence à se dessiner. Même à l'âge adulte la couleur changera encore avec la saison et l'âge.

Le sexe est facile à reconnaître, mais cela nécessite de manipuler les petits, ce qui n'est pas du tout apprécié de leur mère. De plus, comme on l'imagine facilement des petits de cette taille sont très fragiles. Mieux vaut attendre une des brèves escapades de la furette et éviter le contact avec les doigts. On dépose les petits sur le dos sur un coussin. Ils se tortillent en poussant de petits gémissements, et on en profitera pour regarder leur ventre. Chez le mâle, à 5 mm du nombril, environ on aperçoit une toute petite marque circulaire, comme un deuxième nombril. Il est entièrement lisse entre les pattes arrières. La femelle n'a qu'un nombril mais une toute petite marque entre les pattes arrières, qu'il ne faut surtout pas écarter pour regarder. Il faut attendre un mouvement propice du bébé. Il y a toujours plus de femelles que de mâles dans une portée, environ 3 fois plus.

Les pattes arrières et la queue sont particulièrement fragiles. Les blessures et les fractures ne sont pas rares, et laissent des séquelles importantes. Parfois une ou deux vertèbres de la queue sont cassées. Le moignon cicatrisera en quelques jours et a l'âge adulte la différence avec une queue normale se remarquera a peine. Ce genre d'accidents est fréquent et il est principalement dû à la désinvolture de la mère qui piétine les petits et gratte le nid. En revanche les blessures aux pattes sont graves.

Bien entendu, il ne faut pas tenter d'ouvrir les yeux. Il est préférable d'attendre au moins le lendemain de la naissance avant de tripoter les petits. Ils grossissent très vite et deviennent plus facile à prendre. 
La mortalité néonatale des furets est relativement importante. On peut tabler sur 10%. La mère en est la principale responsable suivie de près par la manipulation des nouveaux nés par les humains. 


ALLAITEMENT ARTIFICIEL 

La furette est souvent une bonne mère mais parfois elle manifeste une certaine désinvolture, voire une négligence regrettable. Si elle ne s'intéresse pas aux petits ou si elle est incapable de les allaiter le pronostic est sombre. La prise en charge de l'alimentation artificielle des nouveaux nés est presque impossible. Sachez que cela demande énormément de temps, de patience et de précautions. En cas de défaillance maternelle c'est déjà un beau résultat de sauver un ou deux petits, mais il vaut mieux ne pas nourrir trop d'illusions.

Si on peut, le mieux est de trouver une autre femelle allaitante pour servir de nourrice. Sinon, pour pratiquer l'allaitement artificiel il faut arriver à se procurer un biberon et du lait spécial pour chatons. Le vétérinaire pourra fournir cela, mais comme il faut prévoir plusieurs tétines de rechange on pourra en acheter un lot en pharmacie. Le principal problème est que même les tétines pour chaton sont très grosses et très dures pour des furets nouveaux nés. En revanche, quand ils commenceront a avoir des dents, il faut changer la tétine presque a chaque repas, car ils la coupent avec les dents. La tétine en latex naturel est trop dure. Il faut faire un trou dedans, suffisamment grand pour que le lait coule tout seul mais suffisamment petit pour qu'il n'en coule pas trop au risque d'étouffer le furet.

Le lait doit être spécialement préparé à chaque repas, et ne devra pas être conservé d'une fois sur l'autre. Le dosage de lait en poudre par rapport a l'eau n'est pas le même que pour le chaton. Il faut se baser sur les doses pour souris ou pour lapin. La quantité à donner à chaque fois est infime, et les repas sont très fréquents. Au début une goutte de lait toutes les demi heures à peu près suffit. Les doses augmentent rapidement.

Une hygiène absolue s'impose. Le risque de transmission de germes est grand et le lait maternisé ne vaut pas le vrai lait maternel. L'immunité est bien moindre et les infections sont réellement a craindre. Au début de l'allaitement artificiel une petite diarrhée verte transitoire est normale. La croissance des furets nourris artificiellement est plus lente. En cas d'allaitement artificiel il faut remplacer complètement la mère, ce qui signifie qu'avant le repas il faut penser à faire la toilette des petits, avec un coton tige légèrement humidifié à l'eau tiède et frotter tout doucement le derrière jusqu'à ce que le petit ait fait une crotte. Il faut faire cela avant chaque biberon et parfois re-nettoyer après. 


LES CARACTÉRISTIQUES DES NOUVEAUX NÉS 

Les petits furets passent le plus clair de leur temps à dormir. Quand ils ne le font pas ils pleurent ou ils mangent. Alors ce sont des bruits de succion qui remplacent les gémissements. La mère de son coté n'hésite guère à les piétiner ou à se coucher dessus. A eux de trouver le chemin des tétines !

Parfois on peut constater qu'il y en a un ou deux qui ne mangent pas et qui restent recroquevillés dans un coin pendant que les autres s'empiffrent. Il ne faut pas confondre un petit qui dort le ventre plein avec un autre qui ne mange pas. Le ventre du premier est bien rond et fait des petits plis. Le deuxième a le ventre creux, les yeux saillants et parfois on voit les côtes. Ce qui se passe bien souvent c'est que ce sont les moins vivaces qui sont éloignés des mamelles par les plus hardis. Ce ne sont pas forcément les plus petits qui se débrouillent le moins bien.

Une sorte de sélection naturelle s'opère. Il faut savoir que si on s'obstine à les nourrir il y a des chances pour que plus tard ils soient plus fragiles, moins beaux et moins vifs que ceux qui auront gagné leur place en jouant des coudes. En revanche on s'attachera sans doute plus au petit miraculé qu'on aura réussi à sauver. S'il présente des malformations, toutefois, il ne faut pas s'acharner. On remarque que la mère ne fera rien pour favoriser l'un ou l'autre ni pour répartir les ressources entre tous. Si le petit ne mange pas parce qu'il n'arrive pas à se saisir d'une mamelle on peut essayer de l'aider et lui donner le goût de téter en lui donnant une goutte de lait avec un biberon pour chaton puis en le guidant vers la mamelle, si la mère ne bouge pas trop. En règle générale ce genre de stimulation est suffisant et en un jour ou deux le petit reprendra l'habitude de téter. On peut aussi retirer, au milieu du repas un de ses frères ou sours en train de téter afin que la mamelle soit plus accessible parce qu'un peu étirée. 
Si tout échoue et que le petit meurt, on retirera le cadavre pendant une absence de la mère. A son retour elle cherchera peut-être un peu mais aura vite d'autres soucis.

Sans qu'on puisse expliquer vraiment pourquoi, les malformations sont relativement fréquentes. On doit vérifier que tous les membres sont présents, qu'ils ne sont ni cassés, ni atrophiés, ni incomplets, qu'il n'y ait pas de grosseur ou de tache insolite sur le corps ou la tête, que les oreilles soient bien en place, que le furet soit symétrique. Il est fréquent que la queue soit cassée. Ce détail n'est pas bien grave si on veut garder le furet pour soi, mais il sera très difficile de trouver un acquéreur pour un furet à la queue tordue ou absente.

La taille à la naissance n'est pas du tout significative de la taille adulte. Il arrive très souvent que les mâles soient les plus petits. Il n'est pas rare que le mâle le plus rachitique à la naissance soit de loin le plus grand à l'âge adulte.

Les petits ont une odeur très forte et caractéristique, complètement différente de celle des adultes. La mère les nettoie soigneusement, bien que parfois il reste quelques saletés collées au derrière et sur le nez. Il ne faut pas s'en occuper. On ne peut que blesser le petit animal en essayant de le gratter. Tant qu'elle les allaitera le mère les nettoiera. La furette peut allaiter convenablement beaucoup plus de petits qu'elle n'a de mamelles. Par ailleurs, si une femelle a beaucoup de petits et une autre très peu, la deuxième peut servir de nourrice aux petits de la première.

L'alimentation d'une grosse portée peut épuiser la mère et entraîner un risque d'éclampsie. On devra au besoin la supplémenter si elle est très jeune ou si elle n'a pas été spécialement élevée depuis son enfance en vue de la reproduction, car la perte de calcium est énorme. En cas de tremblement excessif, d'épuisement ou pire, de convulsions ou de paralysies il faut d'urgence contacter le vétérinaire. On pourra difficilement sauver les petits s'ils n'ont que quelques jours. La mère elle même serait en grave danger.

Dans un élevage de type familial, si les furets sont habituellement bien soignés il y a très peu de risque de maladie. Une bonne hygiène s'impose lorsqu'on manipule les petits. Il faut surveiller que les petits furets nourris par leur mère n'aient pas la diarrhée. Cela constituerait un motif de visite immédiat chez le vétérinaire pour lutter contre la déshydratation. Quel que soit la cause de la diarrhée il faut savoir qu'elle est toujours à prendre au sérieux. Vérifier qu'il n'y ait pas d'enflement d'une partie du corps, qui pourrait signaler un hématome, une infection ou une fracture. Si l'oil est enflé on pratique une petite incision pour faire écouler le pus accumulé et on administre un collyre antibiotique. Bien évidemment, il vaut mieux confier cette tâche au vétérinaire.

Le rhume est encore la chose la plus grave qui puisse arriver. Il faut éloigner de la portée toutes les personnes et tous les furets enrhumés. Un simple rhume peut être grave si les petits ont moins de quinze jours. Il est très contagieux et ne se soigne pas.

Surtout, évitez que les petits furets prennent froid. Ils n'ont pas de pelage et ils ont du mal à conserver la chaleur.

En principe le furet est une animal assez rustique. Malgré une forte mortalité contre laquelle on ne peut rien faire, le choses se passent bien et les interventions décrites ci-dessus ne trouvent pas souvent à s'appliquer. 


LA CROISSANCE 

Les petits furets grandissent vite. Rapidement le duvet blanc sera remplacé par un poil uniformément gris chez les putoisés, blanc chez les albinos. Ils commencent à ramper, toujours avec les yeux fermés, ce qui leur donne un air de somnambule désopilant, surtout quand ils lèvent la tête pour appeler leur mère. Rapidement des petites dents de lait très pointues apparaîtront. La prise de poids est rapide, mais les mâles ne deviendront significativement plus gros et plus grands que les femelles qu'après le sevrage. Dès l'âge de quinze jours ou trois semaines on peut déduire la couleur des putoisés d'après celle du nez.

Contrairement au putois, le furet n'a pas le nez et la tête entièrement noirs. Au contraire, le nez est rose et le masque n'apparaît que progressivement et porte les taches qui caractériseront le furet une fois adulte, mais la couleur définitive n'est pas du tout établie à cet âge. De longs poils blancs sur la tête n'indiquent pas que le furet deviendra clair. En fait ils ne signifient rien du tout. 


LE COMPORTEMENT 

Les choses s'accélèrent à mesure qu'on approche du sevrage, soit vers un mois. A cet âge il importe de prendre et de manipuler beaucoup les petits.

La période critique de socialisation est traditionnellement fixée entre la quatrième et la septième semaine mais dès que les petits furets commencent à ramper et à se sauver on peut jouer avec, sans brutalité. Ils aiment beaucoup jouer, et mordiller le bout des doigts, parfois assez fort. Il ne faut évidemment pas les corriger. Cette habitude peut durer quelques temps mais passera toute seule.

Il est absolument inutile de leur donner des jouets avec lesquels ils pourraient se blesser ou qu'ils pourraient mettre en pièces au risque d'en avaler des morceaux. En fait ils passent le plus clair de leur temps à se disputer entre eux sous le regard indifférent de leur mère.

Si vous jouez avec eux, évitez toutefois de les exciter et de leur apprendre à mordre et à assurer leur prise en jouant. Il ne faut pas tirer et secouer, que ce soit vos doigts, un chiffon ou un jouet. Comme ils se sauvent beaucoup il faut faire très attention en se déplaçant dans la pièce où ils se trouvent. Ils sont encore aveugles et ne peuvent deviner les dangers auxquels ils s'exposent. On peut les écraser, et comme ils s'éloignent beaucoup leur mère a tendance à tous les ramener dans un coin où elle peut les surveiller, généralement dans un trou ou sous un meuble, (ou DANS un meuble).

Il mordillent un peu tout. Attention aux fils électriques, aux objets métalliques, à ceux posés en équilibre, aux substances toxiques (pesticides, produits ménagers, alcool), attention aussi aux chutes. 
Ne les placez pas en hauteur, ils savent grimper par dessus une caisse et tomber. Comme ils sont nombreux, en les plaçant en hauteur (sur une table ou une paillasse) on risque d'en voir un se sauver en rampant pendant qu'on regarde les autres et tomber. Une attention toute particulière en ouvrant ou fermant une porte. (C'est l'un des accidents les plus fréquents d'écraser les furets derrière la porte en rentrant dans la pièce ou ils se trouvent).


LE SEVRAGE 

La mère se chargera elle même du sevrage si elle peut. On la comprend quand on voit l'état de ses mamelles à ce moment. Les petits se servent visiblement beaucoup de leurs dents.

Si elle ne peut pas les sevrer elle-même, pour une raison ou une autre, on peut commencer à donner aux petits un peu de nourriture solide vers âge d'un mois à un mois et demi. Il faut la choisir d'excellente qualité, toujours fraîche, en très petite quantité à la fois, à peine tiède, et ne pas sevrer brusquement les petits.

Il faut alterner les différentes formes de repas. On remplace progressivement l'allaitement maternel par du lait maternisé (pas du lait de vache) et de la nourriture solide: une patée formule croissance légèrement diluée, servie tiède. Au début, un seul repas solide au milieu de la journée, et un biberon matin et soir. Le reste sera fourni par la mère. La formule devient ensuite : biberon, allaitement maternel, repas solide, allaitement maternel, repas solide, biberon. L'étape suivante est : nourriture solide, biberon, allaitement maternel, repas solide, biberon. Rapidement on arrive à supprimer complètement l'allaitement maternel puis on réduit les biberons à un gros par jour. Enfin, on se contentera de verser un peu de lait dans une soucoupe. Attention, le lait ne doit pas remplacer l'eau. Si on ne cesse jamais de donner du lait au petit furet il le digèrera très bien même à l'âge adulte. En revanche, si on le supprime pendant une certaine pèriode il ne le digèrera plus et il ne faudra plus lui en redonner.

Les dents de lait sont progressivement remplacées par les dents définitives. C'est une époque très délicate, car les dents ne tombent pas toujours facilement, et c'est souvent à cause de cela que se déterminent des tempéraments mordeurs. Il est très difficile d'aider les dents à tomber, surtout les canines, sans blesser le petit furet. On peut essayer un bon anneau de dentition en latex naturel.

Tout arrivant à son heure, les petits furets vont ouvrir les yeux. Cela est très progressif. Une fois de plus, il ne faut pas s'en mêler. Les yeux s'ouvrent lentement, l'un après l'autre, parfois à plusieurs jours d'intervalle.

Ils vont commencer à marcher sur leurs pattes. Certains furets ont pendant un bon moment des problèmes de coordination alors que leurs frères et sours courent déjà. Comme chez les humains, certains marchent plus tard que d'autres.

Le petit furet est alors prêt à partir chez son nouveau propriétaire. A cette époque la petite bête est très belle. Le vrai poil commence à pousser, la couleur apparaît nettement, et le masque est très net. Le museau est encore rond, mais s'allonge déjà...


LA SOCIALISATION 

Ne laissez pas le furet s'énerver après ses jouets, ni mordre violemment vos doigts. C'est une habitude qui risque de lui rester. Il est facile d'éviter les morsures en présentant le dos de la main au moment ou le furet tente de mordre, ou en lui saisissant la tête. Il ne faut pas avoir un mouvement de recul, et ne surtout pas taper la petite bête. Un bon furet doit avoir en vous une confiance aveugle et il ne doit ressentir aucune crainte de votre part.

Cette période de socialisation ne doit pas être occultée. Il vaut mieux se faire mordiller un peu par un petit furet de 120g que se faire arracher un doigt six mois plus tard par le même de 1,5 Kg. De votre attitude à ce moment dépend la réussite sociale de vos furets, et la renommée du furet en tant qu'animal de compagnie.

Les enfants aussi peuvent jouer avec les petits, et plus ceux-ci verront de monde plus ils seront gentils. Les furets manifestent souvent beaucoup plus de patience avec les enfants qu'avec les adultes, mais il faut éviter les jeux violents et les cris stridents, surtout si la mère est encore présente. Progressivement ils apprendront à doser leurs morsures et n'auront pas de crainte quand ils verront un peu d'agitation autour d'eux. 


LA PROPRETE 

Le dernier point est l'apprentissage de la propreté. Il ne faut pas négliger ce point. dès que l'on commence le sevrage la mère ne nettoie plus ses petits. De fait, s'ils sont un peu nombreux, dès qu'ils grossissent un peu elle ne peut plus suffire à la tache. On doit changer leur linge dès qu'il est sale afin de ne pas leur donner l'habitude de vivre dans leurs excréments.

Dès cette époque il faut leur apprendre à faire leurs besoins sur un journal. Ne pas utiliser de litière à chat ou de sciure car ils en mettraient partout et en mangeraient probablement. C'est surtout pendant le sevrage, et encore plus dès que les petits ouvrent les yeux qu'il faut être vigilant. Les mettre systématiquement, dans leur bac et les obliger à y rester en les remettant sans s'énerver jusqu'à obtention du caca désiré. Ca marche bien, mais bon courage si vous avez 15 petits.

Avec un peu d'habitude vous arriverez à repérer qui y va avant ou après manger, qui a envie tout de suite etc. Bien sûr, au début il ne faut pas s'attendre à des merveilles mais votre patience sera récompensée. Inutile de leur mettre le nez dedans s'il y a un loupé, au contraire : un petit truc consiste, pour rendre la chose plus facile à ramasser l'accident avec un papier et à le déposer dans le bac. S'il y a déjà une crotte les autres petits se feront beaucoup moins prier pour en faire une aussi, sinon ils ne se rappellent pas toujours pourquoi au juste on les met là dedans et souvent ils y restent si longtemps qu'ils s'endorment.

Au prix de pas mal de patience vous livrerez à l'heureux propriétaire un furet presque propre, à charge pour lui de continuer le travail que vous avez commencé. Insistez bien là dessus, car en changeant de milieu le furet oubliera aussi vite ce qu'il a appris. 
L'usage de la litière pour chat n'est conseillé qu'à partir de 3 mois environ. avant cet âge Le petit aura du mal à escalader les parois du bac et grattera dedans, voire y dormira. Il respirera de la poussière et cela peut occasionner des petits problèmes respiratoires. Pour les petits, pensez à utiliser un récipient à bords bas, CARRE, et à le placer dans un coin. Changez le journal dès qu'il a été utilisé car le petit furet n'aime pas marcher dans le mouillé mais essayez de laisser un petit bout de journal déjà utilisé pour lui rappeler à quoi ça sert.

Ne le laissez pas prendre l'habitude d'aller ailleurs, elle serait très difficile à perdre ! Vous remarquerez que tous les petits furets ont tendance à aller au même endroit. Si ce n'est pas un endroit impossible, c'est parfait pour y placer leur litière.

Pas de bain avant la vaccination. On peut faire vacciner le furet vers âge de deux mois. Seule la vaccination contre la maladie de Carré est nécessaire En fonction de la situation un rappel tous les ans ou tous les deux ans sera recommandé. Pour la rage, si on n'est pas dans un département déclaré infesté on peut s'abstenir. Sinon, un petit délai après la vaccination contre la maladie de Carré est préférable. 


LA NOURRITURE APRÈS LE SEVRAGE 

On ne peut jamais savoir comment le futur propriétaire nourrira son furet. Malgré les conseils qu'on lui donne, il n'en fera qu'à son idée. C'est son furet, après tout. Il est important de le délivrer en bonne santé, avec un maximum de chances de bien se développer. Il ne faut pas lésiner sur la qualité de la nourriture, ni sur la variété. Quand on a ses furets à soi, on leur donne ce qu'on veut, mais quand on fait des petits pour quelqu'un d'autre, il faut les habituer un peu à la variété. On peut continuer à leur donner du lait après le sevrage. On peut aussi donner un peu de viande pulpée ou hachée pour qu'il ne refuse pas la nourriture fraîche. Une escalope de poulet découpée en lanières fera plusieurs repas.

Il est d'usage courant, au moment du sevrage d'utiliser des boites de nourriture pour chaton. On peut continuer un peu en alternant avec des croquettes. On peut aussi fournir au nouveau propriétaire quelques échantillons de la nourriture à laquelle le furet est habitué, ainsi, s'il veut changer son régime, la transition sera plus facile en mélangeant l'ancienne et la nouvelle nourriture. NB : Beaucoup des problèmes évoqués dans l'article sont liés à la 'petite portée' sans donner d'explications, c'est pourquoi je vais préciser un peu ici ce dont il s'agit. On parle de 'petite portée' lorsqu'il n'y a qu'un ou deux embryons. Le cas se rencontre souvent quand la furette est très jeune ou qu'elle n'a pas reçu une alimentation adéquate, ou encore lorsque le mâle utilisé est trop âgé et qu'on ne pratique qu'une saillie. Un seul embryon ne fournit pas une stimulation suffisante pour provoquer l'accouchement. Si on arrive à le provoquer, un seul petit à nourrir ne suffit pas pour maintenir la lactation chez la furette. On assiste souvent à des phénomènes de rejet, et la furette néglige son petit et ne le nourrit pas. Si arrangeant que cela puisse paraître de n'avoir qu'un ou deux petits (c'est plus facile à placer qu'une douzaine), c'est la source des plus gros ennuis relatifs à la reproduction. 


I Texte reproduit avec l'aimable autorisation de F. SEVILLA-CAYUELA

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