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Des Furets et Des Hommes




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Des Souris et Des Hommes

ccLe titre de la pièce vient d'un vers du grand poète écossais Robert Burns (1759-1796) : " The best laid schemes o'mice an'men gang aft a-gley " (Les plans les mieux conçus des souris et des hommes ne se réalisent pas). 

En ne gardant de ce vers peu connu que " des souris et des hommes ", Steinbeck a produit un des titres les plus énigmatiques de notre siècle, qui rapproche de façon mystérieuse l'humanité et l'animalité.


Mais le vers de Burns a sans doute attiré l'attention de l'auteur parce qu'il porte en lui l'idée centrale de la pièce et du roman : l'échec. Car la pièce est le récit minutieux de l'échec d'un rêve. 

En cela, Steinbeck rejoint le thème central de la grande dramaturgie américaine : la remise en question du rêve. Car c'est cette critique du rêve qui unit les grands dramaturges américains du milieu du siècle : Eugene O'Neill, Arthur Miller et Tennessee Williams.

De plus, la pièce impose une réflexion impitoyable sur la notion de responsabilité : c'est à George, le protecteur, l'ami de toujours, qu'il revient de tuer Lennie.

Si la pièce s'est inscrite au répertoire, c'est qu'elle a la densité d'une tragédie classique, dont elle possède aussi la mécanique implacable. En mettant en scène l'échec du rêve américain (celui d'une prospérité matérielle de l'individu, devenu au cours du siècle le rêve prépondérant en Occident) et en l'opposant aux exigences de l'amitié (une des grandes et anciennes valeurs de l'humanité), Des souris et des hommes rejoint avec force le spectateur contemporain.

Des souris et des hommes, fut publié en 1937. 

La traduction en français (chez Gallimard) est publiée en 1949. 

Il s'agit d'un court récit (moins de 200 pages) dont la force réside dans les dialogues. 

Ils mettent en relief la richesse de chacun des personnages, lesquels sont aussi vrais que Steinbeck sait les imaginer.

Ce récit raconte la vie des hommes qui travaillent sur une ferme. 

La vie difficile d'une époque difficile, avec son lot d'injustices, de faiblesses et de petits bonheurs simples qui tentent de faire oublier un malheur plus grand.

Le récit se développe autour de quelques thèmes universels, pour ne pas dire mythiques. 

D'abord l'amitié, celle des deux principaux personnages, Lennie et George. 

L'un est petit et futé, l'autre est un colosse au potentiel intellectuel limité. 

Bien qu'ils soient de parfaits compléments, c'est avant tout pour fuir la solitude qu'ils sont ensemble. 

Les autres travailleurs de la ferme sont étonnés de cette amitié entre hommes.

La solitude constitue sans doute un autre des thèmes importants du récit. 

Solitude de presque tous les personnages, à laquelle chacun réagit selon son mode propre. 

Cette solitude est en lien presque direct avec ce qui fait de chaque personnage un être défavorisé d'une manière ou d'une autre, qu'il s'agisse de la couleur de la peau, d'un handicap ou d'un destin plus compliqué.

Par ailleurs, la quête d'un rêve est toujours présente dans ce récit. 

Elle agit comme source principale de motivation dans le cas de Lennie qui, d'une manière obsessive, ne pense qu'aux lapins qu'il voudrait sur la ferme dont George et lui rêvent.

Ce récit fut également présenté sous forme de pièce de théâtre et adapté pour le cinéma et la télévision.. 

Sous une forme ou l'autre, Des souris et des hommes est devenu un classique qui ne laisse personne indifférent. 

"Des furets et des hommes" : mon mari Christophe, qui est aussi le Trésorier de l'association, a trouvé ce nom.

J'aime le contraste homme/animal et puis cela rappelle le sujet de la différence du bouquin de Steinbeck : le furet, animal pas comme les autres, méconnu et parfois mal-aimé.

A nous de faire que cela change ;-)

LARS

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